La situation sociale au sein de Buzz FM, média appartenant à Déo Kasongo, prend une tournure de plus en plus préoccupante.Les anciens journalistes et travailleurs de la radio du groupe Divo, réclament entre 10 et 12 mois d’arriérés de salaires, une dette sociale qu’ils qualifient de « grave et inacceptable ».
Des promesses sans suite, une patience à bout
Selon les anciens employés, plusieurs tentatives de règlement à l’amiable ont été engagées pendant des mois. Réunions, engagements verbaux, promesses de paiement échelonné : rien n’a abouti. « Depuis des mois, nous n’avons reçu que des promesses. Aucune échéance n’a été respectée, aucun paiement n’a été effectué », affirment-ils, dénonçant une stratégie dilatoire visant à gagner du temps sans jamais honorer les engagements pris.
Une démission collective et une radio vidée de sa substance
Face à cette situation jugée intenable, l’ensemble des journalistes et travailleurs concernés ont présenté leur démission depuis le mois de septembre. Aujourd’hui, selon leurs déclarations, Divo Buzz FM ne fonctionnerait plus qu’avec des stagiaires, eux-mêmes non rémunérés, soulevant de sérieuses interrogations sur le respect du droit du travail et la viabilité du média.
Un cas emblématique, selon les plaignants
Les anciens employés estiment que leur cas n’est pas isolé. Ils affirment que leur ancien employeur est régulièrement cité dans des conflits liés au non-paiement de prestations, tant dans le secteur médiatique que dans d’autres collaborations professionnelles. Une stratégie de collaboration devenue une marque de fabrique du deux fois candidat malheureux aux élections du gouverneur de Kinshasa. Comment prétendre gérer la Capitale congolaise si déjà on est incapable de respecter ses engagements dans une petite entreprise de moins de 30 personnes. Ils évoquent également des contentieux financiers non élucidés concernant les travailleurs d’autres branches de la société Divo dont la salle Showbuzz et le médias infos.cd.
Appel solennel aux autorités de la République
Estimant que le dossier a dépassé le cadre privé, les anciens journalistes de Divo Buzz FM exigent désormais l’implication directe des autorités. Ils annoncent : • la saisine imminente de l’Inspection du travail ; • une demande formelle d’intervention du ministère du Travail et de la Prévoyance sociale ; • et sollicitent également l’attention du ministère de la Justice, afin que toute la lumière soit faite sur ce qu’ils qualifient de violations répétées des droits sociaux. • La saisine du Conseil Supérieur de l’audiovisuel et de la communication. • Et la saisine du ministère de la communication et des médias.Vers une mobilisation de toute la corporation journalistiqueDans les jours à venir, les anciens employés affirment vouloir mobiliser l’ensemble de la corporation journalistique, syndicats, associations professionnelles et organisations de défense de la liberté de la presse, afin d’obtenir : • justice sociale, • paiement intégral des arriérés, • et la fin de pratiques qu’ils jugent préjudiciables à la dignité du travail des chevaliers de la plume. « Il ne s’agit plus seulement de Buzz FM, mais de la protection des journalistes et travailleurs des médias en RDC », martèlent-ils.

